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CONCOURS SALVADOR ALLENDE (Montréal,Qc.)

Entre 1970 et 1973, Salvador Allende a été le président du Chili. Pendant ses trois années au pouvoir, son gouvernement prit diverses mesures visant à démocratiser la société chilienne, diminuant les inégalités, redistribuant la richesse, stimulant la participation des travailleurs dans leur lieux de travail, nationalisant une partie très importante des richesses naturelles du pays et rendant de plus en plus accessible l’accès à l’éducation supérieure. Son but était de former une société socialiste par des voies démocratiques, expérience unique dans l’histoire mondiale, qui cependant devait tourner court par le coup d’état, orchestré par les militaires et les civils qui s’opposaient à son projet au Chili, action directement appuyée par les États-Unis.

Malgré le temps passé et les changements ayant eu lieu au monde depuis 1973, ceux et celles qui ont connu de près ou qui ont vécu la période d’Allende pensent que les objectifs et les réalisations de son gouvernement continuent d’avoir une grande signification aujourd’hui. Ils croient que dans un monde fortement marqué par les inégalités et par les ratés du système capitaliste, son projet mérite d’être connu par les nouvelles générations.

Ainsi, à Montréal, la Fondation Salvador-Allende-Montréal fut créée en 2008. Il s’agit d’un organisme sans but lucratif, consacré à maintenir la mémoire de l’ancien président du Chili et à promouvoir le sens et la portée de sa conception d’un projet de société plus juste. Elle fut mise sur pied pour aider à récolter les fonds permettant de financer en partie le monument qui fut érigé au Parc Jean-Drapeau de l’île Notre-Dame et inauguré en septembre 2009. Depuis ce temps, elle organise diverses activités qui correspondent à son mandat. André Jacob, ancien professeur de travail social à  l’UQAM est son président.

Cette année, à l’occasion d’une nouvelle commémoration du coup d’état de 1973, lors duquel Salvador Allende perdit la vie, il y a 38 ans, la Fondation lance une nouvelle initiative, un concours dont le sujet est le suivant :

“LE PROJET DU GOUVERNEMENT DE SALVADOR ALLENDE  AU CHILI ET SON ACTUALITÉ AU XXI SIÈCLE”

Le concours d’adresse à tous les étudiants et étudiantes inscrits dans les Cégeps et universités du Québec et ailleurs au Canada. Les participants doivent rédiger un essai, en français ou en anglais (de 10 à 15 pages, pour les étudiants du niveau collégial, 15 à 20 au niveau universitaire, double interligne, Times New Roman 12) portant sur un ou sur plusieurs aspects du sujet. Un document incluant la définition détaillée du sujet, des pistes d’étude et une bibliographie est disponible sur demande.

Les participants ont jusqu’au 31 mai 2012 pour faire parvenir un texte aux organisateurs du concours. Les résultats seront rendus publics en septembre 2012. Il y aura un premier prix dans les deux catégories (collégial et universitaire), consistant en un billet d’avion pour le Chili, afin de permettre aux récipiendaires d’approfondir leur connaissance de la réalité de ce pays. Il y aura aussi des prix de 400 $ pour les travaux se classant en deuxième place et des livres pour les travaux méritant la troisième place. Il est possible que les meilleurs travaux soient publiés.

Pour plus d’information, pour se procurer le document et pour envoyer les travaux de niveau universitaire, s’adresser à José del Pozo, professeur, Dép. d’Histoire, UQAM del_pozo.jose@uqam.ca   ou   josedelpozo@hotmail.com

Les participants au niveau collégial peuvent s’informer et envoyer leurs travaux  à :

Juan Carlos Aguirre, professeur de sociologie, Collège du Vieux-Montréaljaguirre@cvm.qc.ca

Caroline Dawson, professeure de sociologie, Collège Edouard-Montpetitcaroline.dawson@college-em.qc.ca

Manuel Sepúlveda, professeur d’anthropologie, Collège Edouard-Montpetit : manuel.sepulveda@college-em.qc.ca

La Fondation Allende remercie le département de sociologie du collège du Vieux-Montréal, le département de sciences sociales du collège Edouard-Montpetit et l’Association des professeurs d’histoire des cégeps du Québec pour leur collaboration dans la divulgation de ce concours.

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Santiago du Chili, 27-11-2009.

“Trente-six ans après le crime de Víctor Jara, les Chiliens auront pour la première fois la possibilité de dire au-revoir à l’un des musiciens les plus importants de l’Histoire”, écrit le quotidien chilien La Nación. Tué en septembre 1973, quelques jours après le coup d’État de Pinochet, le cadavre du poète et chanteur Victor Jara avait été retrouvé criblé de balles. Il avait ensuite été enterré au Cimetière général de Santiago, tout comme Salvador Allende. Depuis, ses proches attendent de connaître la vérité sur son assassinat.

En juin 2009, la justice a décidé d’exhumer ses restes afin de fournir de nouveaux éléments aux enquêteurs. En 1973, seulement trois personnes avaient assisté à son enterrement, explique le journal. Il ajoute que tout sera cette fois bien différent.

La Fondation Víctor Jara  a choisi d’organiser à partir du 3 décembre trois journées de célébrations ininterrompues. Des concerts, des spectacles de danse, des lectures de poésie se succèderont dans un centre culturel. De là, partira un cortège, le 5 décembre, qui accompagnera la dépouille de Víctor Jara dans sa dernière demeure au Cimetière général. 

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C’est avec profonde nostalgie pour cette terre lointaine, la Russie, qu’Alejandra Cifuentes Diaz nous livrera le dimanche, 8 novembre à 15hr, 2 œuvres magistrales du répertoire russe:

 LES SAISONS de Piotr Ilitch Tchaikovsky 

et

TABLEAUX D’UNE EXPOSITION de Modeste Moussorgsky;

deux compositeurs classiques qui partagèrent une même époque, une même origine, mais qui furent tout à fait antagoniques dans leur langage musical.

Lors d’un mémorable séjour au Conservatoire de Moscou (2007-2008), Alejandra est invitée par l’Ambassade du Chili en Algérie à présenter le concerto #20 de Mozart avec l’Orchestre Symphonique National d’Alger.

En décembre 2008, l’Ambassade du Canada en Algérie fait, à son tour, appel au talent de cette pianiste pour qu’elle y présente un concert solo. Elle émerveilla les spectateurs avec son interprétation de la Sonate en do mineur de Schubert. À cette occasion, se présente alors l’opportunité d’accompagner la 1ère  violoniste de l’Orchestre Symphonique National, Mme Vera Aït-Tahar. Elles livrèrent avec brio les sonates pour violon de Beethoven, Mozart et Franck. Ce duo d’enfer a éblouit le public cette soirée-là et d’élogieuses critiques de la presse algérienne suivirent.

Alejandra a tout récemment finalisé une tournée au Chili en tant que soliste ainsi qu’en duo avec le flûtiste chilien Marcelo Echeverria. La saison 2009-2010 promet une panoplie de prestations allant du solo au quintette, en passant par des pièces à 2 pianos 4 mains et finalement des collaborations avec d’importants instrumentistes internationaux et chanteurs d’ici.

Le dimanche, 8 novembre à 15h, soyez des nôtres alors qu’Alejandra Cifuentes Diaz réalisera un grand rêve… jouer à la Place des Arts.

“Mon séjour à Moscou m’a donné une nouvelle perspective sur la vie et sur mon approche musicale. L’apprentissage et les images que je garde de ce pays des grands maîtres classiques demeureront à jamais gravés dans ma mémoire.”

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Le 23 octobre dernier a eu lieu une conférence-récit sur le thème de l’immigration, de l’exil et de la réappropriation de son patrimoine.

 Claudio Pinto a raconté son parcours et son expérience en tant que fils d’immigrant. Cinquième enfant d’une famille de six, Claudio s’est souvenu de son arrivée à Montréal en 1976 ainsi que des années qui ont suivi. L’enfant n’avait pas encore cinq ans qu’il était déjà un témoin éveillé des obstacles rencontrés par ses parents, notamment ceux reliés à la communication et à l’adhésion à une nouvelle culture. Apprenant rapidement les vertus du français et de l’anglais, l’enfant s’est facilement intégré à la vie sociale québécoise, assimilant les habitudes, les ambitions et les préoccupations du peuple qui l’a accueilli.  

Musicien et auteur, le récit du conférencier invité a été entrecoupé de morceaux de musique en direct. S’accompagnant au piano et à la guitare, Claudio Pinto a interprété ses chansons originales toutes aussi personnelles les unes que les autres.

Claudio Pinto  -  http://claudiopinto5.blogspot.com/

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“Itinéraires : images et réalités de l’Amérique latine” est de nouveau au rendez-vous en 2009 pour sa sixième édition. Ce festival de cinéma documentaire et de fiction dédié à ce continent est organisé par Nueva Película et le SEDIF en partenariat avec La Maison de l’Amérique Latine et le Centre Salvador Allende (Bruxelles).

Depuis sa création, Itinéraires  propose un regard sur les différents aspects et réalités du continent latino-américain, un regard qui constitue, avant tout, une possibilité pour la réflexion et l’analyse de l’histoire et de l’actualité d’un continent en mouvement.

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Cliquez ici > Programme 2009

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Cette année, et pour la première fois depuis sa création, Itinéraires récompensera, par le “PRIX SALVADOR ALLENDE”, le meilleur documentaire abordant des thèmes sociaux focalisés sur la promotion de la justice, l’égalité, la défense des droits humains et la non-discrimination dans ses diverses expressions en Amérique latine. Le palmarès sera décerné par un jury spécialisé, issu du monde de l’audiovisuel et du milieu associatif.

 Le “PRIX SALVADOR ALLENDE” est attribué par le Centre Salvador Allende et la Commune d’Evere. (Belgique)

 

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BUENOS AIRES / 4-10-2009 – La chanteuse argentine Mercedes Sosa, la “voix de l’Amérique latine”, s’est éteinte dimanche dans un hôpital de Buenos Aires, a annoncé sa famille dans un communiqué. Elle avait 74 ans.

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Figure de proue de la chanson populaire et folklorique en Amérique latine, Mercedes Sosa était affectueusement surnommée “La Negra” par ses fans, en raison de son épaisse chevelure noire, elle a partagé la scène avec des artistes internationaux tels que Luciano Pavarotti, Sting, Joan Baez, Andrea Bocelli, Chico Buarque, Gal Costa ou Shakira.

Parmi les plus grands succès de l’interprète à la voix reconnaissable entre toutes, on trouve “Gracias a la vida” composée par la Chilienne Violeta Parra.

  

“C’était la voix de ceux qui n’avaient pas de voix à l’époque de la dictature (1976-1983). Elle a porté sa préoccupation pour les droits de l’Homme dans le monde entier”, a déclaré le musicien Victor Heredia, l’un de ses amis et le compositeur de plusieurs de ses chansons.

Elle s’est produite dans des lieux prestigieux, la Chapelle sixtine au Vatican (1994), le Carnegie Hall de New York (2002) ou le Colisée de Rome (2002) lors d’un concert pour la paix, auquel participa notamment Ray Charles.

m.s.8Née dans la province de Tucuman, Mercedes Sosa avait commencé sa carrière très jeune, subissant la censure en Argentine de la part des gouvernements militaires en raison de son soutien aux mouvements de gauche.

En 1979, en pleine dictature, elle était arrêtée sur scène en plein concert à La Plata, son public étant également interpellé. Elle partait quelques jours plus tard pour l’exil, entre Paris et Madrid, avant de regagner l’Argentine en 1982, pendant les dernières heures de la junte militaire.

Les années de la “guerre sale”, la répression menée par les militaire auront fait quelque 30 000 victimes, mortes ou disparues, selon les organisations de défense des droits de l’homme.

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Son corps a été incinéré lundi au cimetière de La Chacarita après avoir été veillé par une foule qui n’a cessé de défiler depuis l’annonce du décès dans la chapelle ardente du Congrès argentin puis dans les rues empruntées par le cortège funèbre vers le cimetière.

La cérémonie d’incinération a rassemblé de nombreux fans qui ont chanté et dansé des airs traditionnels, notamment la fameuse chanson de Mercedes Sosa “Solo le pido a Dios”, en battant des mains et en agitant des foulards au rythme des guitares et des tambours.

Les cendres seront dispersées à Tucuman, sa ville natale, Buenos Aires et Mendoza, selon la dernière volonté de l’artiste.

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LE DEVOIR –18 septembre 2009 / Jérôme Delgado

Le bureau d’art public a installé deux nouvelles œuvres en des lieux jadis très fréquentés

Du nord de la ville, dans Cartierville, au territoire artificiel du sud, l’île Notre-Dame, Montréal agrandit sa collection d’art public. Le ton est à la commémoration: ici au parc Belmont, là à Salvador Allende.

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Un arbre recourbé vient de faire son apparition dans l’île Notre-Dame. Très recourbé, au point où il entre sa tête dans la terre. Ainsi pliée, son échine forme un arc. À l’ombre du casino, dans l’ancien site des Floralies, les passants seront certainement interpellés par ce nouveau venu.
Bien sûr, il ne s’agit pas d’un vrai arbre, mais d’une œuvre signée Michel de Broin, une des forces de l’art contemporain québécois. Et ce faux arbre en béton intitulé L’Arc a été planté il y a une semaine, le 11 septembre. Une date pleine de sens, pas du tout hasardeuse.

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À l’invitation de l’Association des Chiliens du Québec, la Ville de Montréal a décidé de se doter d’une œuvre d’art public en mémoire de Salvador Allende, le président chilien renversé par les militaires de Pinochet. Le 11 septembre 1973.
L’île Notre-Dame, déjà dotée de ses sculptures et de ses artefacts hérités d’événements rassembleurs et universels, était tout indiquée pour accueillir un tel mémorial. Même, et surtout lorsque celui-ci n’est pas une représentation fidèle du sujet.

 «Un buste est d’un ennui mortel, ça n’aurait pas été intéressant, clame l’artiste. Un buste n’est pas universel, c’est sans réflexion. Ma sculpture accroche, elle touche les personnes concernées et attire les autres, parce que c’est un objet étrange.»

 
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Le béton, l’acier, le bronze, ça poussé pas mal cet été à Montréal. La saison, en termes d’art public, aura été fertile. Juste à temps: à l’automne, un nouveau cadre d’intervention dans le domaine est censé être mis sur pied.
Pas moins de quatre œuvres ont été inaugurées, toutes d’esprit commémoratif. Bien sûr, on n’en est plus aux personnages à cheval et aux bustes, mais c’est à croire que, pour être acceptée, la sculpture payée par les fonds publics est condamnée à un rôle de mémoire.

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 Michel de Broin et Guillaume Lachapelle n’ont pas livré des monuments lourds du passé à évoquer. Leurs œuvres commémorent, oui, mais de manière simple et poétique, presque détournée.
L’arbre en arc de l’un rappelle la force et l’ouverture d’Allende, le manège gris de l’autre, l’état d’abandon du parc festif. Fait à noter, les deux artistes n’avaient pas jusque-là d’affinités personnelles avec le sujet.
 
Sans se servir des lunettes et autres symboles forts du politicien socialiste. L’Arche, «élément architectural pour faire des ouvertures», rappelle-t-il, et ce passage qu’il crée évoquent tout le potentiel des choix d’Allende.
 
La tête dans la terre, L’Arc n’évoque pas une autruche, mais l’idée d’une éternelle semence. De Broin s’est inspiré de ce passage du dernier discours du président :
 
«J’ai la certitude que la graine que nous sèmerons dans la conscience et la dignité de milliers de Chiliens ne pourra germer dans l’obscurantisme.»
 
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Natif de l’Estrie, Guillaume Lachapelle, lui, est arrivé à Montréal alors que le parc Belmont n’existait plus. Il n’est pas empreint de nostalgie, assure-t-il, mais le sujet l’a interpellé directement: des manèges, il en a souvent imaginés et en a même fait une expo. 
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 «Les parcs d’attractions, dit-il, sont une métaphore de la vie. Avec cette œuvre, je parle de quelque chose entre l’attente et la déception, je joue sur la ligne, entre un côté sombre [aujourd'hui] et autre plus joyeux [hier].»
 
 Le parc Belmont n’a pas rouvert cet été. Pas plus que les Floralies, sur l’île Notre-Dame. Mais en y installant deux nouvelles œuvres permanentes sur ces deux lieux jadis plus fréquentés, le bureau d’art public de la Ville de Montréal invite à les revisiter.
 

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V.Montiglio

Le juge chilien Victor Montiglio a annoncé mardi qu’il ordonnait l’arrestation de 129 anciens membres la Direction nationale de l’intelligence (DINA). Cette police secrète chilienne est considérée comme responsable de la mort ou de la disparition de la majeure partie des plus de 3.000 personnes victimes du régime d’Augusto Pinochet (1973-1990), décédé en décembre 2006, sans jamais avoir été jugé.

C’est la plus importante vague d’arrestations jamais organisée, concernant la «sale guerre» du général et ses violations des droits de l’homme. Les agents de la Brigades des droits de l’homme de la police d’investigation (DPI) doivent commencer à procéder à ces arrestations mercredi, et ce jusqu’à vendredi.

Ces mandats, qui font suite à un acte similaire en 2007 contre 74 ex-agents, visent des anciens sous-officiers, des membres de l’armée et de la Marine, des retraités de la police. Selon le quotidien chilien La Nacion, environ 60 d’entre eux n’ont jamais eu affaire à la justice depuis la fin de la dictature et vivent normalement.

Le juge Montiglio a expliqué qu’ils étaient visés en tant que participants directs ou indirects, “dans les casernes, (mais aussi) dans la mesure où ils sont intervenus, ont facilité ou renforcé une privation de liberté des victimes”.

 3.197 VICTIMES DE LA “GUERRE SALE”

Cette vague d’arrestations porte notamment sur le dossier sur l’ “Opération Condor” ,  un plan concerté des dictatures d’Argentine, du Chili, du Paraguay, du Brésil, de Bolivie et d’Uruguay pour éliminer leurs opposants dans les années 1970.

Les mandats d’arrêt concernent également l’“Opération Colombo” , au cours de laquelle 119 opposants chiliens ont été assassinés ou portés disparus en 1975. C’est dans le cadre de cette affaire que le juge Montiglio avait déjà ordonné l’arrestation d’Augusto Pinochet, en décembre 2005 à son domicile. Dernier dossier concerné, l’affaire dite de la “Rue de la Conférence”, qui a vu l’arrestation de dix opposants communistes du 30 avril au 6 mai 1976, toujours portés disparus.

“Nous nous rapprochons de la fin du processus  judiciaire”, engagé en 1998 par le juge Juan Guzman, s’est félicité le juge Montiglio.

En 2005, l’ex-chef de la DINA, le général Manuel Contreras emprisonné depuis 2005, avait déjà été arrêté et condamné à plusieurs peines distinctes de prison à perpétuité, pour plusieurs assassinats et violations diverses de droits de l’homme sous la dictature.

Selon un rapport officiel, 3.197 opposants de gauche ont été tués pour leurs opinions politiques durant la dictature Pinochet, certains tout simplement disparus, vraisemblablement enlevés, tués, puis enterrés dans des tombes anonymes, sans avoir pu adresser un seul mot à leurs proches. AP.

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Un grand homme politique qui a soutenu les démocrates chiliens

AFP / 26-08-2009

 La présidente socialiste du Chili Michelle Bachelet a salué mercredi la mémoire du sénateur Edward “Ted” Kennedy, décédé à 77 ans, le qualifiant de “grand homme politique qui a soutenu les démocrates chiliens en des temps très difficiles”, sous la dictature.

Ted Kennedy, a déclaré la présidente chilienne, sut alors “élever la voix avec force pour dénoncer les violations des droits de l’homme et réclamer le rétablissement de la démocratie” au Chili. Le sénateur Kennedy était un opposant étranger particulièrement honni par le régime militaire (1973-90) d’Augusto Pinochet, et le principal législateur derrière l’embargo sur les ventes d’armes américaines au Chili.

L’”amendement Kennedy”, ainsi qu’il était connu au Chili, fut levé en 1990. En 1986, a rappelé la presse chilienne, le sénateur avait effectué une visite en guise de défi au Chili, y rencontrant des représentants syndicaux, religieux, des droits de l’homme, un séjour qui avait ulcéré le régime militaire, sous pression diplomatique et incapable de s’y opposer.

Pendant une visite aux États-Unis en septembre dernier, Michelle Bachelet avait remis à Ted Kennedy l’Ordre du mérite du Chili et le grade de la Grande Croix, la “plus grande distinction que l’État chilien puisse décerner à un citoyen étranger”, a rappelé Michelle Bachelet.

 

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Edward Kennedy was well-known in Chile. His staunch defense of human rights won him the admiration of many here during the Augusto Pinochet dictatorship (1973-1990). Immediately after the military coup that ousted socialist President Salvador Allende on September 11, 1973, Kennedy began trying to get political prisoners released.

He helped several high-level government officials in concentration camps get out of prison and into refuge in the United States, including Orlando Letelier, who was subsequently murdered by the Chilean secret intelligence services in Washington, D.C. in 1976, and the current Minister of Public Works, Sergio Bitar. Both had been cabinet members during the Allende government, and were being held in Dawson Island, located in the extreme south of the country.

Ted Kennedy was despised by the Chilean military. At his behest, in 1974, the U.S. Congress adopted the “Kennedy Amendment”, suspending all security assistance and weapons sales to Chile, in reaction to the brutal repression unleashed by the military junta. After the Letelier assassination in September 1976, the amendment was extended through the International Security Assistance and Arms Export Control Act to prohibit weapons transfers to any country involved in systematic human rights violations.

Ten years later, Kennedy visited Chile and was received at the airport by Pinochet supporters who threw eggs at him. But the reception he got from the Chilean people was massive, the largest one he had ever received, and one he would never forget, he said.

During a visit to the United States last September, President Michelle Bachelet awarded Senator Kennedy with the Order to the Merit of Chile, the government’s highest civilian award, for his commitment to human rights and democracy during the Pinochet dictatorship.

“You, Senator Kennedy, were such a friend to Chile in our hour of need,” said Bachelet as she delivered the award. “You were there for us when human rights were being massively and systematically violated … You understood what was happening from the very beginning … and you acted accordingly.”

 During his last years of life, he continued to support human rights victims in Chile, helping the sister of U. S. citizen Boris Weisfeiler, who disappeared in Chile in January 1985, find the truth about her brother’s fate, and writing letters to Chilean and U.S. government officials in support of her search.

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IA 20-8-09

SANTIAGO (EFE) – Chilean lawmaker Isabel Allende said Wednesday she will ask the Brazilian government to declassify documents that could shed light on Brazil’s possible involvement in the 1973 coup here that led to the ouster and death of her father, socialist President Salvador Allende.

She told EFE the request will be presented by the Salvador Allende Foundation and revealed the existence of accounts from Chilean political prisoners “that point to a direct participation, in some cases, by agents from Brazil” in the putsch of Sept. 11, 1973.

 The National Security Archive, an independent research outfit in Washington, last week published declassified U.S. government documents highlighting the Nixon administration’s ties with Brazil’s 1964-1985 military regime.

Among the documents is the record of a Dec. 9, 1971, meeting between President Richard Nixon and Brazilian dictator Emilio Garrastazu Medici.
Asked by Nixon whether the Chilean armed forces had the capacity to remove Allende, Medici said he thought the socialist head of state would be toppled “for very much the same reasons that Goulart had been overthrown in Brazil,” and “made it clear that Brazil was working towards this end.”

Joao Goulart, Brazil’s elected president, was overthrown by the military in 1964 with Washington’s blessing.

Nixon emphasized to Medici “that it was very important that Brazil and the United States work closely” to effect a coup in Chile and offered “discreet aid” and money for Brazilian operations against Allende.
Insisting that the United States and Brazil “must try and prevent new Allendes and Castros and try where possible to reverse these trends,” Nixon said he “hoped that we could cooperate closely, as there were many things that Brazil as a South American country could do that the U.S. could not.”

Salvador Allende was elected in 1970, winning by a plurality against two other candidates.
The Nixon administration tried to get the Chilean military to stop Allende from taking office, going so far as to back the kidnapping of then-armed forces commander Rene Schneider, who was killed during the abduction.
Once Allende took power, Washington used economic pressure and covert subversion to undermine his government, and ultimately backed the bloody coup led by Gen. Augusto Pinochet.

Allende took his own life as his bodyguards battled soldiers inside the Chilean presidential palace.

Isabel Allende said Wednesday that she was pleased by U.S. President Barack Obama’s condemnation of the June 28 military coup in Honduras.

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Reporting from Washington – President Nixon’s determination to eliminate the socialist government of Salvador Allende led him to offer financial support to efforts by the Brazilian military to undermine the Chilean leader, according to a newly declassified summary of a White House meeting between Nixon and the president of Brazil.But Brazil’s role “is not widely known,” Dallek said. “It’s fresh detail.”

“The president said that it was very important that Brazil and the United States work closely in this field. . . . If money were required or other discreet aid, we might be able to make it available,” stated the synopsis of Nixon’s December 1971 conversation with President Emilio Medici.

The offer of U.S. help came after Medici told Nixon that Brazilian military officers were working with counterparts in Chile and that he thought Chilean armed forces were capable of overthrowing Allende.

The Chilean leader died during a U.S.-backed overthrow of his elected government in September 1973.

The summary was among a batch of records concerning U.S.-Brazil collaboration in opposing left-leaning governments in Latin America in the early 1970s posted Saturday on the National Security Archive website.
“The documents open the door on a new, untold history of efforts to overthrow Allende,” said Peter Kornbluh, director of the archive’s Cuba and Chile documentation projects. “Very few details about Brazil’s role have surfaced.”

Medici, a former general, headed a dictatorial, military-backed government in Brasilia from 1969 to ’74. He and Nixon also discussed the need to pressure Cuba’s Fidel Castro.

“We must try and prevent new Allendes and Castros and try where possible to reverse these trends,” Nixon said in the summary.

The two presidents agreed to communicate directly outside regular diplomatic channels. Secretary of State Henry Kissinger, who wrote the meeting summary, was designated as Nixon’s contact with Medici for back channel conversations.

“There’s a paper trail on that yet to be unearthed” that could shed more light on U.S. and Brazilian efforts at regional regime destabilization, Kornbluh said.

In response to a question from Medici, Nixon said he would support a Cuban exile effort to overthrow Castro “as long as we did not push them into doing something we could not support, and as long as our hand did not appear.”

Nixon and Medici also mulled manipulating the president of Peru, who had been supportive of Castro, by leaking word of his affair and child with a former Miss Peru.

Nixon’s desire for secrecy and his efforts to destabilize governments through partners like Brazil made one Brazilian general uneasy; he told a CIA informant that “the United States obviously wants Brazil to ‘do the dirty work’ and he foresees great responsibilities and some disadvantages in it for Brazil,” according to another declassified document.

Historian Robert Dallek, author of “Nixon and Kissinger,” said cultivation of Medici fits Nixon and Kissinger’s pattern of recruiting conservative heads of state to the U.S. Cold War cause.

Copyright © 2009.

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Hortensia Bussi de Allende, la veuve de l’ex-président socialiste du Chili de 1970 à 1973, Salvador Allende, est décédée le 18 juin 2009 à l’âge de 94 ans, a annoncé à la presse sa fille, la députée socialiste Isabel Allende.

 Hortensia Bussi s’est éteinte à son domicile entourée de ses proches, a-t-elle précisé. Allende, élu président du Chili en 1970, est mort tragiquement le 11 septembre 1973 dans le palais présidentiel, pendant le putsch mené par le général Pinochet. Il avait 65 ans. La dictature de Pinochet dura jusqu’en 1990, laissant dans son sillage 3.000 morts et disparus, et près de 30.000 torturés parmi les opposants.

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Après le coup d’État, Hortensia Bussi, connue sous le nom de Doña Tencha, s’était réfugiée au Mexique, d’où elle avait continué de combattre la dictature.

Avec une dignité exemplaire, elle était devenue une des consciences de son pays depuis le retour du Chili dans la communauté des nations démocratiques.

Hortensia Bussi, née à Valparaiso, s’était mariée en 1940 avec Salvador Allende, alors jeune docteur en médecine mais déjà politiquement actif au Parti socialiste chilien. Ils ont eu trois filles, Carmen Paz, Beatriz, qui est décédée, et Isabel.

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Figure discrète ces dernières années en raison de son âge, elle avait effectué l’une de ses ultimes apparitions publiques lors des commémorations du 30e anniversaire du coup d’État, le 11 septembre 2003 à Santiago.

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 La veillée funèbre de Hortensia Bussi a eu lieu dans l’ex-Congrès national, des centaines de personnes se sont présentées pour un dernier adieu, dont Madame Michelle Bachelet, Présidente du Chili qui a exprimé à ses filles :

« Votre mère était une femme admirable, exceptionnelle, intelligente et fidèle à ses principes, elle a toujours défendu la démocratie, les droits humains, les libertés, la paix et la réconciliation entre les chiliens. »

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Durant plus de trente ans elle a été aux côtés de Salvador Allende et après le coup d’état elle a parcouru une cinquantaine de pays en dénonçant la dictature de Pinochet et en se battant pour le retour à la démocratie.

Invitée à des conférences à Montréal, Toronto et Vancouver,  elle a dénoncé les violations des droits humains au Chili et l’appui économique que de nombreuses corporations et banques canadiennes apportaient au gouvernement militaire.

En voici un exemple lors d’une conférence à l’Université de Toronto en janvier 1980.

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“Le Chili m’a donné le plus beau et le plus horrible de ma vie”

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Joan Turner, née en 1922 en Grande-Bretagne, a acquis la citoyenneté chilienne 35 ans après la mort de Víctor Jara, torturé et assassiné par 44 coups de feu le 15 septembre 1973, quatre jours après le coup d’État d’Augusto Pinochet.
De plus, la reconnaissance institutionnelle de la trajectoire de cette femme, qui pendant 55 ans a fait du Chili son foyer, coïncide avec les progrès dans les investigations sur ceux qui se trouvèrent derrière les fusils qui turent la voix de Victor Jara.
 
L’ex-recrue José Adolfo Paredes Márquez, de 54 ans, reste emprisonné depuis le 22 mai dernier, accusé d’être l’auteur matériel du meurtre de l’auteur interprète dans le “Stade Chile “, utilisé comme centre de torture, et maintenant rebaptisé Stade “Víctor Jara”.

 

frDepuis cet évènement qui a mutilé sa vie, Joan Turner s’est occupée non seulement de promouvoir la danse, mais aussi de préserver et de répandre le legs de Víctor Jara à travers la fondation qui porte le nom de l’artiste qu’elle a créé en 1993.
 
 joan_jara                                                                                Lors de cet acte, devant des représentants des familles de détenus disparus et de personnalités politiques exécutées, Joan Turner a fait l’éloge de leur combat et elle a rappelé qu’ “il n’y a pas pire torture pour une famille que de ne pas savoir l’endroit où se trouve un être aimé”.
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Victor et Joan avec ces deux filles, Amanda et Manuela.

“Enveloppe-toi dans ma tendresse, laisser la vie voler, ainsi me chantait Víctor quand nos vies se sont croisées. C’était le commencement de l’époque la plus heureuse de ma vie”, a raconté Joan Turner, qui a reçu une ovation des assistants après s’être adressé à eux comme “compatriotes”.

Joan Turner a remercié cet “honneur” à la Présidente Bachelet, elle aussi victime durant la dictature, qui a défini cette concession de la citoyenneté chilienne comme un “acte de justice”, que constitue “l’un des gestes qui font tellement de bien à l’âme du Chili”.

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Joan avec ses 2 filles, Amanda et Manuela et Michelle Bachelet.

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chili 35 ans

SANTIAGO (AFP – 27 mai 2009) – Trente-cinq ans après les faits, un ancien militaire a été arrêté mardi pour la mort du chanteur et poète emblématique, Victor Jara, torturé et exécuté en 1973 dans les jours suivant le coup d’État militaire d’Augusto Pinochet.

Jose Adolfo Paredes Marquez, un ex-conscrit, de 54 ans, qui à l’époque du coup d’état faisait son service militaire, a été placé en détention en tant “qu’auteur matériel du meurtre” de Victor Jara, le 16 septembre 1973 dans un stade de Santiago, a déclaré à des journalistes le juge Juan Eduardo Fuentes, qui l’a entendu.

Je suis innocent !” a lancé Paredes à la presse, avant d’être conduit à une prison haute sécurité. “Il faut aller chercher les hauts commandements, je n’étais qu’un gamin !” Le juge n’a donné aucune indication sur d’éventuels commanditaires.

02mariposa_01-overVictor Jara, auteur-compositeur-interprète et homme de théâtre, était une des figures les plus connues du monde artistique et musical chilien à sa mort, à 41 ans. Il est devenu un symbole de la violence, dès les premières jours, de la dictature Pinochet (1973-90) qui fit plus de 3.000 morts et disparus.

Arrêté dans les heures suivant le putsch du 11 septembre, Victor Jara fut conduit dans un stade où les militaires détenaient quelque 5.000 personnes.

L’écrivain Miguel Cabezas témoin des dernières heures du chanteur livre un récit devant lequel l’horreur suscite la révolte :

” On amena Victor et on lui ordonna de mettre les mains sur la table. Dans celles de l’officier, une hache apparut. D’un coup sec il coupa les doigts de la main gauche, puis d’un autre coup, ceux de la main droite. On entendit les doigts tomber sur le sol en bois. Le corps de Victor s’écroula lourdement. On entendit le hurlement collectif de 6 000 détenus. L’officier se précipita sur le corps du chanteur-guitariste en criant : “Chante maintenant pour ta putain de mère”, et il continua à le rouer de coups. Tout d’un coup Victor essaya péniblement de se lever et comme un somnambule, se dirigea vers les gradins, ses pas mal assurés, et l’on entendit sa voix qui nous interpellait : ” On va faire plaisir au commandant. ” Levant ses mains dégoulinantes de sang, d’une voix angoissée, il commença à chanter l’hymne de l’Unité populaire, que tout le monde reprit en chœur.

C’en était trop pour les militaires ; on tira une rafale et Victor se plia en avant. D’autres rafales se firent entendre, destinées celles-là à ceux qui avaient chanté avec Victor. Il y eut un véritable écroulement de corps, tombant criblés de balles. Les cris des blessés étaient épouvantables. Mais Victor ne les entendait pas. Il était mort. ”

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 Son corps, criblé de 34 impacts d’armes automatiques, est retrouvé avec cinq autres personnes à proximité du cimetière métropolitain.

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La détention de Jose Adolfo Paredes Marquez est un revirement spectaculaire dans l’enquête, qui avait été close par le juge Juan Eduardo Fuentes Belmar en 2008 faute d’éléments probants, avec comme seul accusé potentiel l’officier en charge du stade à l’époque. Le procès avait été rouverte mi-2008 après l’appel de l’avocat de la veuve de Jara, la Britannique Joan Turner, qui a réagi mercredi : “Il y a ici d’autres coupables. Ceux qui ont ordonné la torture et l’exécution”. Elle a appelé à trouver «les autres coupables», les officiers qui ont «ordonné de tirer et de torturer»……. «Je ne pense pas qu’un jeune de 18 ans puisse porter toute la responsabilité.»

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L’ancien conscrit a donné le nom d’un des officiers supérieurs qui seraient impliqués : Nelson Haase Mazzei, un ancien proche collaborateur de Manuel Contreras, chef de la Dina, la police politique de Pinochet et dont le nom apparaît pour la première fois dans l’affaire. Ce chef d’entreprise qui vit à Las Condes, un quartier chic de Santiago, est même soupçonné d’être le très recherché «Prince», l’officier le plus sadique et cruel du Stade Chili, déjà décrit par d’autres conscrits. Il devrait bientôt être appelé à comparaître. Pour Joan Turner, «la justice s’approche de la vérité».

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 L’arbre en arc de l’un rappelle la force et l’ouverture d’Allende, le manège gris de l’autre, l’état d’abandon du parc festif. Fait à noter, les deux artistes n’avaient pas jusque-là d’affinités personnelles avec le sujet.

«J’ai une certaine affinité pour Allende, précise Michel de Broin, mais je travaille de manière objective. Un militant n’aurait pas pu arriver avec une idée originale, il aurait été aveuglé par l’idéologie.»
 
Fin août, c’est pour immortaliser dans la conscience collective l’ancien parc d’attractions qu’était le Belmont, dans Cartierville, qu’a été installée l’œuvre L’Attente.
Le parc Belmont n’est peut-être aujourd’hui qu’un simple espace vert en bordure de la rivière des Prairies, mais il a retrouvé quelques signes de ce passé festif.
La sculpture en aluminium, béton et bronze créée par Guillaume Lachapelle y fait réapparaître une auto tamponneuse, de taille réelle, et une maquette de montagnes russes.
L’auto, de couleur grise et coincée dans une aire de jeux trop petite, n’est pas si réaliste non plus. «J’ai voulu faire quelque chose de rétro, sans dire de quelle époque elle vient», confie l’artiste en parlant du style hybride de son auto.
«J’ai une certaine affinité pour Allende, précise Michel de Broin, mais je travaille de manière objective. Un militant n’aurait pas pu arriver avec une idée originale, il aurait été aveuglé par l’idéologie.»
Loin d’être idéologue, mais sensible à l’histoire sociale, l’auteur de Révolutions, l’œuvre à la sortie du métro Frontenac, affirme être tout de même resté collé à son sujet.
Sans se servir des lunettes et autres symboles forts du politicien socialiste. L’Arche, «élément architectural pour faire des ouvertures», rappelle-t-il, et ce passage qu’il crée évoquent tout le potentiel des choix d’Allende.
La tête dans la terre, L’Arc n’évoque pas une autruche, mais l’idée d’une éternelle semence. De Broin s’est inspiré de ce passage du dernier discours du président:
 
«J’ai la certitude que la graine que nous sèmerons dans la conscience et la dignité de milliers de Chiliens ne pourra germer dans l’obscurantisme.»

«J’ai la certitude que la graine que nous sèmerons dans la conscience et la dignité de milliers de Chiliens ne pourra germer dans l’obscurantisme.» 

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 «J’ai la certitude que la graine que nous sèmerons dans la conscience et la dignité de milliers de Chiliens ne pourra germer dans l’obscurantisme.»
 

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